Les Shadoks - Au vote !
En ce temps-lĂ , les shadoks votaient. Ils votaient⊠car comme GĂ©gĂšnne les avait tous fatiguĂ©s Ă force de courir aprĂšs eux, ils ne voulaient plus pomper. Alors il fallait bien trouver quelquâun pour le faire.
Quand les shadoks votaient, câĂ©tait presque comme nous. Shadok Ă belles pattes, shadoks Ă grand bec, ou shadok Ă passoire dĂ©filaient pour que chacun puisse faire son choix.
Il y avait 4 catégories de shadoks votants.
Tout dâabord, ceux qui ne savaient ni lire, ni Ă©crire. Ceux-lĂ , ils assistaient au spectacle en sâamusant Ă planter des clous sur les shadoks-candidats.
Ensuite, on avait les shadoks qui savaient Ă©crire, mais pas lire. Eux avaient la possibilitĂ© dâindiquer sur leur bulletin pour qui ils votaient. Mais comme ils ne savaient pas lire, ils nâarrivaient jamais Ă comprendre les cartes indiquant oĂč se trouvaient les bureaux de vote, et donc ça ne servait Ă rien. Surtout quâon les cachait bien pour ĂȘtre sĂ»r quâon les cherchĂąt. Car en effet ils avaient entendu quelque part comme quoi âqui cherche trouveâ. Et comme un shadok nâest pas plus bĂȘte que vous et moi, ou du moins le pensaient-ils, ils avaient dĂ©cidĂ© de faire pareil.
Venaient aprĂšs les shadoks qui savaient lire, mais pas Ă©crire. Si eux arrivaient Ă bien chercher, et donc Ă bien trouver, ils ne savaient jamais comment Ă©crire le nom du shadok qui leur paraissait le plus beau ou populaire. Alors parfois, ils se trompaient, et votaient pour dâautres shadoks.
Enfin, on avait les shadoks qui savaient lire, et Ă©crire. Ceux-lĂ , on les jetait au goulp. Dâune part car ils ne devraient pas exister, et dâautre part, car des shadoks pareils, ce serait trop dangereux pour lâavenir des shadoks.
A la fin, on comptait les voix. Ce qui posait un problĂšme : dĂ©jĂ , les shadoks ne savaient pas compter. Quand ils y arrivaient, et que par malheur on avait plus de 4 voix, ils pondaient des Ćufs. Et il fallait tout recommencer, car les shadoks nouveau-nĂ©s avaient eux aussi le droit de vote, et câest pas juste de choisir quelquâun si tout le monde nâa pas pu voter.
Si aprĂšs tout ça, un shadok Ă©tait Ă©lu⊠mais câĂ©tait vraiment par hasard, eh bien on le jetait au goulp. Car entre temps, les shadoks en avaient bien sĂ»r assez dâĂȘtre fatiguĂ©s, et donc ils pompaient, et ils ne trouvaient pas normal quâun seul shadok ait le droit de pomper alors que eux aussi voulaient le faire.
Câest tout pour aujourdâhui !